Bilan sportif de Patrice HADDAD, 3ème partie : 2011 – 2013 (période Bandini – Doukantie – Fournier – Robert) : « On a bien entraîné l’OM pour le prochain match. Le public a pris du plaisir ce soir « 

Une semaine après le licenciement de Laurent Fournier, 4 mois après son arrivée en grande pompe, le Collectif Red Star Bauer propose de dresser, en 3 temps, le bilan sportif du Red Star depuis la prise de fonction de l’actuel Président, Patrice Haddad : 5 saisons pleines, et le début de celle en cours. 

D’autres supporters sur des sites, des blogs, l’ont aussi fait à leur manière, avec talent. Le Collectif n’entend en aucun cas être ici en possession d’un scoop, il s’agit seulement de se poser la question suivante et toute simple : Patrice Haddad, pur produit du monde de la pub, des médias et du cinéma a-t-il les qualités nécessaires pour diriger un Club de Football ? 

Il ne sera donc pas, ici, question par exemple du stade ou des relations avec les supporters, dossiers dont la gestion calamiteuse de la part du club est régulièrement exprimée sur notre site. 

Retour, donc, sur un bilan sportif riche en émotions et pas si lointain avec, comme fil conducteur, les inévitables coups de communication d’un président, professionnel en la matière.

 

3ème partie : 2011 – 2013 (période Bandini – Doukantie – Fournier – Robert)

« On a bien entraîné l’OM pour le prochain match. Le public a pris du plaisir ce soir » (Patrice Haddad, le 7 janvier 2012, après Red Star – OM, 0-5)

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Dans le dernier épisode nous avions laissé le Red Star à l’intersaison 2011, au moment de la montée administrative en National.

Malgré une saison 2010 – 2011 jouée dans les hauteurs du classement, du fond de sa loge présidentielle, Patrice Haddad s’ennuyait à la vue du jeu mis en place par Coach M’Boma. Champagne que diable !…

Arrive alors une nouvelle trouvaille présidentielle : Athos Bandini, ex coach de Fréjus St Raphael (lieu des vacances du Président). L’homme « connait les exigences du National », il est « partisan d’un football offensif ».

Mais le passage en National est aussi, pour le Président Haddad, l’occasion de mettre un grand coup de balai dans la direction technique.

Il décide ainsi de ne pas renouveler Patrice Lecornu et François Gil. Ceux-ci n’auront donc pas la possibilité de poursuivre leur travail de restructuration profonde, et à long terme, du projet sportif, toutes catégories confondues.

On fait, là aussi, appel à un homme du sud, Fabrice Bertone, dont la fonction n’est alors pas véritablement définie vis-à-vis du public. Le club est, peut être, un peu gêné d’officialiser l’arrivée au Club d’un technicien, alors poursuivi pour tentative de corruption de joueurs adverses, dans le cadre de ses précédentes fonctions au sein du club d’Arles-Avignon.

La saison 2011 – 2012 démarre et les choses vont très mal du côté de l’équipe première. Bilan de 3 mois après la prise de fonction d’Athos Bandini : le jeu est présent mais pas les résultats. Le Red se traine en fin de classement.

Mais Patrice Haddad rassure son coach la veille d’un match à domicile, contre Quevilly, qui intervient après quatre défaites consécutives.

Le Président déclare dans le Parisien, le 12 octobre 2011, « A la vie à la mort [..] Avec ce staff, on s’est inscrits dans un projet sur la durée et j’assumerai jusqu’au bout ce choix. On traverse une période difficile, certes, mais l’objectif, c’est la Ligue 2 en 2015 et c’est avec ce staff que j’ai envie de monter».

Le Red Star perd son match contre Quevilly et, 48 heures après avoir promis un soutien « à la vie à la mort », Patrice Haddad met à pied Athos Bandini, le 14 octobre 2012. Un homme « d’une grande valeur humaine », mais les résultats n’étant pas là, il fallait trancher.

Interviewé par le Collectif, quelques mois après son licenciement, Athos Bandini expliquera les mauvais résultats de la manière suivante : « il faut être réaliste sur le projet, on n’avait pas les moyens. Au niveau du recrutement, c’était le CFA sauf qu’après il y a eu Clément, Allegro etc… Et on vous dit qu’en 2015 on vise la Ligue 2… » . L’ancien coach évoquera également  « les blessures, les suspensions, l’impossibilité de pouvoir recruter des joueurs de National ».

S’agissant de Fabrice Bertone, Athos Bandini nous expliquera que celui-ci « était déjà le conseiller du Président au temps de M’Boma » : nous n’étions pas au courant !

Pour remplacer Athos Bandini, on fait  appel à une nouvelle rustine, tendance « famille/enfant du Club » : Vincent Doukantie.

On n’est alors pas trop surpris de ce choix puisque Vincent Doukantie, qui avait débuté la saison comme joueur et capitaine, avait rapidement rangé les crampons pour partager le banc d’Athos Bandini, en qualité d’entraineur adjoint, en lieu et place d’Emmanuel Trégoat.

Les premiers résultats de Vincent Doukantie s’inscrivent dans la continuité de ceux de Bandini : deux défaites en Championnat (4-2 à Bauvais et 0-2, à domicile, contre Ajaccio).

Nous somme, alors, début novembre 2011 et trois échéances se profilent en l’espace d’une semaine : un déplacement à Colmar en Championnat puis, quelques jours après, un déplacement à … Tahiti, en Coupe de France et, enfin, la réception de Luzenac, en Championnat.

Le Président Haddad annonce, alors, qu’il enverra à Tahiti une équipe composée de joueurs de la réserve et des U19, à la place des joueurs de l’équipe première qui devront uniquement se focaliser sur le déplacement à Colmar, puis la réception de Luzenac.

Dans un tel contexte de crise, le Président Haddad prend les devants en invitant les supporters à une réunion publique, à laquelle la presse, particulièrement le Parisien « trop à charge », ne sont pas admis. C’est alors la première fois qu’une telle rencontre est organisée par le club depuis l’arrivée de Patrice Haddad à la présidence, en janvier 2008.

Lors de cette réunion, le Président Haddad explique, d’emblée, que Vincent Doukantie n’a été nommé que pour assurer l’intérim, le temps de choisir un entraineur expérimenté. Le Président ne se fait guère d’illusion sur le résultat à venir du déplacement à Colmar.

Les mots sont peu flatteurs : « Vincent n’a pas les épaules et je n’ai pas envi de le griller non plus. Il restera au club, comme adjoint cette saison car j’ai besoin de lui comme j’ai eu besoin de lui l’an passé dans le vestiaire ».

Quelques jours après la publication du compte rendu, le club nous contactera pour nous reprocher d’avoir retranscrit ces propos. Sans contester leur réalité, le club considèrera que ces propos avaient été tenus dans un cadre de confiance et d’intimité entre dirigeants et supporters et n’auraient pas du sortir. Il s’agissait pourtant d’une réunion publique et nous ne sommes pas un organe de communication du Club…

Le président Haddad revient également sur les raisons du départ d’Emmanuel Trégoat, entraineur adjoint, puis d’Athos Bandini : « Athos Bandini faisait taire tout le monde dans son entourage. Moi je veux de la contradiction. Un adjoint qui porte seulement les plots et qui ne peut donner son expertise ne sert à rien. Autant le mettre avec les U19 où il sera plus utile au club. Bandini n’écoutait pas ».

S’agissant d’un nouveau coach, le président souhaite en trouver un après le match de Colmar, mais il n’a pas trouvé l’élu. Scène surréaliste, il demande alors aux supporters présents s’ils ont des idées d’entraineurs !

Le président explique également le départ de Parice Lecornu : « Patrice Lecornu a été quelqu’un de très important, il véhicule des valeurs morales fortes. On en est là grâce à lui aussi ! Mais il n’est pas assez moderne, pas assez bosseur ».

S’agissant d’un nouveau directeur sportif : « Je ne souhaite pas avoir de directeur sportif car ça ne correspond pas, selon moi en National, avec le foot moderne ». Il explique qu’il préfère travailler avec « une cellule de recrutement qui conseille, M. Bertone en fait partie».

Le président, en invoquant la présomption d’innocence, assume l’arrivée de Fabrice Bertone « c’est mon choix » et rassure les supporters « je suis garant des valeurs et on les véhicule tous les jours au club » (ouf !).

Mais quelques jours après cette réunion, et contrairement aux prévisions pessimistes du Président Haddad, le Red Star l’emporte à Colmar, grâce à un but inespéré de Malfleury dans les arrêts de jeu. Incroyable : Le Red Star l’emporte également à Tahiti, grâce aux jeunes et aux réservistes, puis de nouveau en championnat contre Luzenac 3 à 1, à domicile.

Le pari du Président Haddad, pour la Coupe, est réussi, mais le statut d’intérimaire de Doukantie est remis en cause et le Club ne fait plus état, dans sa communication, d’un possible nouveau coach.

Vincent Doukantie rétablit donc progressivement la situation sportive lorsqu’intervient le tirage au sort des 32èmes de finale de Coupe de France qui désigne l’Olympique de Marseille pour affronter le Red Star. Ce tirage au sort entrainera une déflagration inattendue.

Dès le soir du tirage, la première question du côté des supporters est celle du lieu où se jouera le match. Même si l’on est plutôt pessimiste sur l’homologation du stade Bauer, on espère quand même un peu.

Par-dessus tout, on attend du club qu’il se batte pour essayer de recevoir l’OM à Bauer (comme en 1993 et 1994). Et on est convaincu que si le match doit se jouer ailleurs qu’à Bauer, cela ne pourra venir que d’une décision imposée au club par les instances (FFF ou Préfecture).

Mais les instances n’auront même pas à étudier la question puisque le président Haddad, lui, sait déjà où mener la barque…vers le Parc des Princes. Ebloui, dès sa première interview sur Eurosport, il récidive dans la soirée sur RMC, évoquant également le stade Duvauchel de Créteil et … le stade de France.

Très rapidement, et sous couvert de grande fête populaire, le choix se porte sur le stade de France, sans concertation avec les supporters, ni même le moindre contact d’explication, par exemple, vis-à-vis du Collectif.

La vente des billets pour le match est catastrophique puisque les places pour le « parcage » des supporters du Red Star ne sont pas vendues à Bauer. En revanche, des invitations sont distribuées à tours de bras à Bauer, et on découvre, ainsi, sur France 3 Ile-de-France des supporters Marseillais venant à Bauer chercher leurs invitations, tout en chambrant gentiment le Red Star.

De leur côté, les supporters du Red Star sont contraints d’aller acheter leurs places au Stade de France, aucun autre point de vente n’étant prévu à cet effet. Manque de chance, le Stade de France est, en plus, fermé le week end, en ces périodes de fêtes, il faut donc que les plus fidèles supporters du Red trouvent le moyens d’aller, en journée et en semaine, au stade de France, acheter leurs billets.

Face aux critiques des supporters, le Président Haddad ne trouvera rien de plus intelligent à déclarer que : « il ne faut pas être égoïste, on se doit de partager avec le plus grand monde cette fête » (le jour du match, sur France Info).

Ce n’est pas tout.

Il est certainement impossible de retranscrire l’ensemble des propos délirants qui sont tenus par le Président Haddad durant la période surréaliste qui précède la rencontre du 7 janvier 2012, mais en voici quelques uns.

Sur BFM TV, il déclare ainsi « le premier mot qui m’est sorti, c’est « mini-classico ». C’est très prétentieux mais j’ai quand même mis le mot « mini » dessus », puis prétend n’avoir jamais envisagé de jouer le match au Parc des Princes.

On l’entend également régulièrement parler de « la marque RED STAR », ou de « coproduction » dans l’organisation du match. De manière plus mystérieuse, le Président Haddad évoque également « le projet en cohérence avec l’adéquation de l’émotion suscitée par l’émancipation de questionnements relatifs… ».

De manière très maladroite, il est également question « d’ADN commun entre les supporters du Red Star et ceux de l’OM ». Le Président déclare également sur la Marseillaise.fr : « j’espère aussi que les supporters du Red Star vont s’inspirer du modèle de l’OM, avec ce côté ancrage dans la ville,  car tous les clubs aspirent à cet aspect populaire ».

Le Président Haddad ne doit pas être tout à fait au courant du pouvoir dont disposent les groupes de supporters marseillais dans la gestion de la billetterie, pour tenir de tels propos.

Le match finit enfin par arriver et, sans surprise, les supporters du Red Star sont noyés par 98% de spectateurs « fans » de l’OM, comme le soulignera Youcef Touati dans So Foot : « j’ai tout de même été surpris de voir une grande majorité du public les soutenir. Quand on est entré sur le terrain, on s’est fait siffler. Vraiment, on a joué au Vélodrome en fait. Je ne sais pas, mais sur 50 000 spectateurs, 45 000 étaient pour l’OM ! […] Sincèrement, je préfère notre atmosphère au Stade Bauer. Là-bas, on est chez nous ».

Mais la noyade sera également sur le terrain, puisqu’à  l’exception d’une bonne première demi-heure, avec notamment une chevauchée fantastique de Youcef Touati, le match est à sens unique et se solde par un 0 – 5 en faveur des Olympiens.

Au plan sportif, si une élimination par l’OM ne doit pas faire rougir, le score reste néanmoins lourd et on regrette des choix incompréhensibles de Doukantie, laissant penser qu’il ne jouait pas ce match pour le gagner.

Ainsi, par exemple, la non titularisation de Geoffrey Malfleury (qui finira 2ème meilleur buteur du Championnat, 18 buts), au profit de Steve Marlet, n’était peut être pas le choix le plus pertinent sur le plan sportif.

On ne peut également s’empêcher de se demander si le score n’aurait pas été différent à Bauer.

Au coup de sifflet final, le micro d’Eurosport est tendu à Patrice Haddad qui nous offre alors peut être la déclaration la plus étonnante de toute sa présidence : « C’était une belle fête, avec un bel état d’esprit. On a bien entraîné l’OM pour le prochain match. Le public a pris du plaisir ce soir ».

L’épisode Red Star OM, constitue, encore aujourd’hui, une véritable cassure entre le club et de nombreux supporters. Et l’on peut dire que les relations entre l’actuelle direction du Club et le Collectif seront pour toujours profondément affectées par l’attitude adoptée par le Président durant cette période.

D’autant plus que le Club continue à sa glorifier régulièrement de sa soi-disant réussite dans l’organisation de ce match qui a, par exemple, été classé, par le site Officiel, comme faisant partie des 10 dates qui ont marqué l’histoire du Red Star.

Cet épisode n’aura pas, non plus, forcément laissé de bon souvenir aux bénévoles du Club. Nous apprendrons, ainsi par la suite, que certains bénévoles qui étaient chargés, par le club, de vendre des écharpes dans les coursives du Stade de France n’ont pas pu assister à la première mi-temps. Ils ont, en effet, été empêchés d’accéder aux tribunes par les stadiers car le club avait oublié de les accréditer. Il faudra une mi-temps pour régler le problème…

Fin de l’épisode Red Star – OM et retour au championnat 2011 – 2012.

Nous sommes en 2012, l’équipe réalise des matchs retours excellents et se sauve définitivement lors de l’avant dernière journée, à domicile, face à Vannes. Elle est même troisième, sous l’ère Doukantie.

Le Club indique alors que, contrairement à la saison précédente, il va disposer du temps nécessaire pour pouvoir bien préparer la saison suivante, notamment avec un recrutement moins précipité et donc qualitatif.

Au niveau du coach, Vincent Doukantie, qui n’avait « pas les épaules » et qu’il ne fallait « pas griller », 6 mois avant, est non seulement reconduit mais bénéficie, en plus, d’un CDI, afin d’inscrire sa présence dans la durée.

Au mois d’août 2012, Vincent Doukantie, interviewé sur le site officiel, se déclare satisfait d’un recrutement qu’il considère comme suffisant, mais qui inquiète nombre de supporters.

Finalement, lors de la saison 2012-2013, le jeu n’est pas brillant et les résultats non plus, le recrutement s’avère décevant et le groupe semble clairement manquer d’envie sur le terrain.

En Coupe, le Red Star est éliminé par Fleury Mérogis (CFA 2) et, en Championnat, on va tout droit en CFA. Mais, lors du dernier match, c’est le doublé de J.J Mandrichi, à domicile, face à Fréjus qui, conjugué à d’autres résultats favorables, permet au Red de se maintenir de justesse. C’est un soulagement exceptionnel !

Mais le temps passe et 2015, l’année fatidique du projet (la Ligue 2 en 2015), approche inexorablement.

Vincent Doukantie, à qui avait été offert un CDI, n’est pas reconduit mais reste au Club, pour entrainer les U19. Le Club n’avance pas, il faut donc trouver « du lourd », et là on est tous un peu bluffés : un vrai pro avec une connaissance pointue du milieu, un passé et une expérience du National. Arrive Laurent Fournier, accompagné de Patrick Collecter.

Avec ceux-là, c’est sûr, je vais te la remplir ma futur Aréna! doit penser le Président Haddad.

Le Président Haddad confie alors, avec beaucoup d’émotion, que depuis qu’il a pris les rênes du Club, en janvier 2008, Laurent Fournier était LE coach dont il rêvait.

Au niveau de la direction technique, on ne peut que constater les incohérences entre les décisions prises et certaines déclarations antérieures du Président Haddad.

Alors qu’en novembre 2011, il déclarait que le football moderne devait se faire sans directeur sportif, Steve Marlet quitte son poste d’adjoint de l’équipe première pour celui de …. directeur sportif du Club. Sébastien Robert est, quant à lui, nommé responsable de la formation.

Autre incohérence de la part du Président Haddad : Fabrice Bertone ne bénéficie plus de la présomption d’innocence, puisqu’il a été jugé coupable de tentative de corruption par le tribunal correctionnel de Marseille, puis par la Cour d’Appel d’Aix en Provence qui l’a condamné, en mars 2013, à 10 mois de prison avec sursis.

Il écope également, en juin 2013, d’une  interdiction d’1 an ferme « de toute fonction officielle », par la FFF. Pourtant, Fabrice Bertone occupe, désormais, officiellement la fonction de « responsable du recrutement ».

Parallèlement à cette restructuration de l’encadrement sportif, le club procède à de nombreux recrutements pour l’équipe première, annoncés tous plus prometteurs les uns que les autres, par le site officiel.

Le même site officiel  n’adresse, en revanche, aucun mot de remerciement ou de sympathie à l’égard de certains joueurs, dégagés sans ménagement, on pense particulièrement à Jean-Christophe Bouet, Cédric Sabin ou Jean-Jacques Mandrichi. Le site AllezRedStar.com a, d’ailleurs, publié un très bel article à ce sujet.

Malgré les ambitions affichées et les moyens mis en œuvre, en un trimestre tout s’écroule. Un succès en neuf matchs, trois buts inscrits et une très vraisemblable cassure entre des joueurs et le coach. Sans oublier des tensions à l’intérieur du Club entre le coach et … des dirigeant(e)s et, encore une fois, c’est le coach qui rince…

Le coach providentiel, attendu depuis 5 ans, n’aura donc eu pas de délai supplémentaire pour se rattraper.

Depuis quelques jours, c’est encore la bande à rustine « filière famille /Club » qui s’y colle : Sébastien Robert est donc l’heureux élu. Intérim ou pas, on a plutôt la sensation que si les résultats se redressent un peu ce ne sera pas qu’un simple intérim. L’homme déclare « n’avoir aucune ambition personnelle » et « être au service du Club », un discours sur mesure du plus bel effet, il faut bien l’avouer.

Et le projet dans tout ça, que devient-il ? T’inquiète, il est toujours là l’objectif : en 2015 en Ligue 2 tu iras voir le Red, foi de Patrice!!! Et avec ma grosse Arena à moi, moi et ma Pauline on y sera si bien.

On n’a pas le courage ni toutes les facultés pour comptabiliser le nombre de joueurs passés au Club depuis le début de la présidence Haddad, mais pour les coachs c’est beaucoup plus rapide. Ils sont au nombre de sept : Cicollini (8 mois), Giguet (2 mois), M’Boma (24 mois), Bandini (3 mois), Doukantie (18 mois), Fournier (3 mois) et, pour le moment, Sébastien Robert.

Que ce dernier soit confirmé ou n’assure qu’un simple intérim n’est, à la limite, pas le problème. Sept entraineurs en cinq années de présidence, c’est pour le moins excessif.

Le nouveau coach arrive, le discours est toujours le même et consciencieusement relayé par le site officiel : il est « l’homme de la situation », « il adhère totalement au projet », « il est celui qui va permettre au Club de se professionnaliser ».

Bref, un empilage de lieux communs comme cela se pratique, certes, dans d’autres Clubs. Mais peut être pas à une cadence aussi frénétique. Quand même, un peu de politesse ne faisant pas de mal, au moment du départ on souhaite « bonne chance pour la poursuite de la carrière » de l’entraineur éconduit et « on le remercie pour son implication au sein du Club » tout en soulignant bien « que la décision n’a pas été facile à prendre ».

Bilan net de cinq saisons : sept coachs, un repêchage grâce au Tribunal administratif de Cergy, une montée administrative grâce à des dépôts de bilan, deux maintiens laborieux en National.

En jeunes, depuis sa prise de fonction : toujours aucune équipe en Championnat de France et même une équipe (U17) descendue de DH. Par contre chez les touts petits ça déchire! Et puis on leur apprend toutes les subtilités de la pâte à modeler!

Alors, elle est pas belle la vie?

On s’interroge donc sur les capacités du Président Haddad à prendre les bons choix stratégiques pour la construction d’un projet sportif ambitieux.

On n’arrive, par exemple, toujours pas à comprendre le départ du duo Lecornu – Gil à l’intersaison 2011. On a également le sentiment que la communication est non seulement mal gérée mais qu’elle a en outre pris le dessus sur le sportif, au sein du club.

Pour conclure et au regard du bilan sportif qui vient d’être rappelé, le Collectif Red Star Bauer ne croit pas que le Président Haddad, à moins d’une très profonde remise en cause, puisse atteindre l’objectif fixé d’un accès en Ligue 2 en 2015.

En bonus : une galerie photos de la présidence Haddad (cliquez pour agrandir)

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La prise de fonction en 2008

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Rencontre avec les joueurs

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Patrice Haddad souhaitant construire un beau projet sportif avec Ciccolini

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« Je suis venu te dire que je m’en vais…« 

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Giguet, Lecornu, Robert : une filière maison toujours utile dans les moments difficiles

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Bertone, Bandini, Haddad, Marlet avant la première saison en National : on peut sereinement viser la montée en 2015

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Bandini – Haddad : « à la vie à la mort »

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Marlet Doukantie : la filière maison, plus que jamais, pour construire l’avenir

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Sauvetage miraculeux au terme de la saison 2012 – 2013

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Laurent Fournier au Red Star : un rêve de 5 ans qui devient réalité

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Une communication toujours parfaitement maîtrisée

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2 réflexions au sujet de « Bilan sportif de Patrice HADDAD, 3ème partie : 2011 – 2013 (période Bandini – Doukantie – Fournier – Robert) : « On a bien entraîné l’OM pour le prochain match. Le public a pris du plaisir ce soir «  »

  1. Bonjour, juste une petite rectification : Il faut ajouter à la collection la non-reconduction du contrat de Bruno Naidon en Mai 2008 par Patrice Haddad, devenu Président en Janvier de la même année. Cela nous amène à 8 entraineurs à ce jour…..

  2. Ping : Bilan sportif du Red Star 2013 – 2014 (1/2) : LES SENIORS | Collectif Red Star Bauer

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