Compte rendu du match Orléans – Red Star (0-0)

Quarante cinq participants pour ce déplacement organisé par le Collectif, pas mal du tout vu le contexte du moment et l’heure du départ, un vendredi, il faut le rappeler. Merci donc à tous les participants d’avoir adhéré pour l’occasion à l’initiative, l’ambiance était festive avec, entre autres, plusieurs slogans très imagés militant pour une dépénalisation de certaines substances aujourd’hui jugées illicites.

dep orleans red star

Munis d’un sens tactique très poussé, les supporters du Red Star s’étaient donné rendez-vous à proximité de la statue d’un général portant le nom d’une avenue partant du quatorzième arrondissement de Paris et descendant jusqu’à Denfert Rochereau.

C’est donc bien porte d’Orléans, en milieu d’après midi, que le départ pour Orléans était fixé. Avec ça il ne pouvait rien arriver à la joyeuse délégation, même pas d’être retardée par les départs en vacances avec les petits nenfants à l’arrière de la voiture.

Sauf qu’il fallait satisfaire à la traditionnelle photo de groupe dans un cadre assez quelconque, il faut le dire, arrêt qui permit par ailleurs de justifier un surnom affublé au Collectif (CPP à vous de trouver!).

Orléans - Red Star

Bref, arrivés à Orléans, comme souvent, les multiples carrefours ralentiront la progression du car et c’est avec seulement dix minutes d’avance qu’on se gare enfin devant le stade, coté  » parcage visiteurs ». Là commence la traditionnelle fouille (individualisée) comme il se doit, et quand tous ces rites de bienvenue sont enfin terminés on peut enfin se diriger vers notre enclos.

Orléans - Red Star 2

Le match a débuté depuis deux à trois minutes, l’équipe est en place pour défendre chèrement sa peau.

En face, le leader du championnat qui joue pour la sixième fois à domicile en dix rencontres. Si ça carbure sec à l’extérieur, avec quatre succès en autant de déplacements, c’est pas tout à fait pareil à domicile avec trois victoires un nul et la seule défaite jusqu’à présent, c’était lors du premier match face à Luzenac. Depuis, le leader a tracé sa route, il n’encaisse plus de buts depuis huit matchs, mais seul hic, il a du mal à créer du jeu et à marquer : Ici, on fait plutôt dans le genre solide.

Que va bien pouvoir faire le Red et son attaque fantôme face à un tel roc ?

Pendant vingt-cinq minutes, ça se passe plutôt bien. Orléans justifie ses difficultés offensives (l’excellent Louisy Daniel bien esseulé), le Red justifie sa solidité défensive et on assiste à un match équilibré avec même une ou deux incursions menées par Lefaix et Lafon, actions malheureusement mal terminées.

A partir de la demi-heure, la partie va un peu changer de scénario : le Red recule, n’arrive plus à jouer correctement ses quelques balles de contre et les Orléanais, petit à petit, prennent le dessus. Ils sont surtout dangereux sur des balles arrêtées où ils dominent en plusieurs occasions de la tête les défenseurs audoniens.

Sur ces actions, Planté n’aura donc pas à intervenir vraiment, par contre il lui faudra réaliser une bonne sortie, face à un attaquant excentré pour qu’Orléans n’ouvre pas la marque. La soufflante du gardien sera violente pour celui dont la perte de balle (une de plus à son actif) a été à l’origine de l’action… Bref, on ne sera pas fâché d’entendre l’arbitre (encore une fois acclamé à maintes reprises par le kop du Red) siffler le retour aux vestiaires.

La deuxième mi-temps sera presque la copie de la première avec, en pointe, un Fardin efficace mais surtout lucide et précis dans ses passes. Le Red Star ne sera jamais au bord de la rupture. Mais l’équipe ne sera, non plus, jamais proche d’ouvrir le score, hormis, peut être, sur une occasion : quand à la suite d’un échange précis et rapide de passes, Lefaix sera mis en bonne position plein axe dans la surface.

Mais on l’a déjà dit : Orléans, derrière, c’est du béton et un double retour de défenseurs fera déjouer l’avant centre qui ratera d’un rien sa petite frappe qu’il semblait vouloir placer en finesse. Sinon, il y aura aussi quelques opportunités, mais des ballons trop portés, donnés à contretemps, des frappes mal cadrées, des coups francs tirés à hauteur de cinquante centimètres, feront que l’on souhaitera très fort, jusqu’à la fin du match, que les locaux n’ouvrent pas la marque…

Eux aussi auront leur balle de match sur une reprise instantanée dans la surface et sur le coup, Planté réalisera un arrêt exceptionnel en allant chercher l’envoi à ras de terre : Ouf !

Quelques changements en attaque ni feront rien, aucune des deux équipes ne l’emportera et on se quittera bon amis avec un score nul et vierge.

Ce nul est ce qu’on appelle communément un bon résultat, puisqu’obtenu à l’extérieur et de surcroit face au leader.

Soit l’équipe a adopté la bonne attitude après les événements et changements qui viennent d’avoir lieu dans l’encadrement sportif, soit elle a confirmé que la défense était performante : sept buts encaissés en dix matchs c’est plutôt bien mais évidemment ça ne suffira pas pour remonter vraiment la pente.

Derrière : un Planté très sûr, chaque défenseur s’est accroché et, même si quelques lacunes en relances sont toujours là, personne n’a déjoué et surtout pas Ielsch.

Au milieu : l’ancien Fardin a réalisé un vrai bon match avec plusieurs tacles magnifiques, ensuite il est difficile d’y voir plus clair. Lafon a, comme d’habitude, été très généreux, mais ses frappes de balles, arrêtées ou pas, sont dans l’ensemble mauvaises et pénalisent l’équipe déjà en gros manque d’occasions nettes de scorer. On ne peut toutefois pas dire qu’il a raté son match puisqu’il a été le seul à épauler un tant soit peu efficacement Lefaix.

Quant à Oudrirhi il est vraiment en deçà de ses performances de la saison passée, et son attitude, avec ou sans la balle, demeure douteuse et contre-productive d’un point de vue collectif.

Devant : Laborde a été généreux, mais il n’a pas réussi grand chose de concret, à revoir évidemment dans un contexte différent. Lefaix, en mode commando isolé en pleine jungle au milieu d’un environnement hostile, a fait ce qu’il pouvait et plutôt bien, il a pris des balles de la tête, est habile et élégant balle au pied, mais le malheureux n’a pas grand chose à se mettre sous la dent. Normal quand on joue avec, à ses cotés, Lee : un ailier qui remise trop souvent la balle en arrière, qui n’arrive pas, d’une manière ou d’une autre, à faire la différence et qui, quand il la fait, centre derrière le but : Trois fois au total et nettement en plus ! On est quand même en National, c’est bien la troisième division non ?

Coté remplaçants : bonne rentrée d’Orsattoni plus clairvoyant que d’autres…, quant à Tulasne, on attend toujours confirmation d’un potentiel qu’on ne fait que percevoir par à coups, Dieye lui ne jouera que deux minutes.

N’empêche que si ça continue comme ça, il faudra à Noël opérer des retouches en attaque, quitte à se séparer de certains joueurs. A moins que, d’ici là, les poteaux (aucun à Orléans) ne changent de camp.

Mais c’est un peu léger comme argument et ça ne permet de ne pas se poser trop de questions, par exemple celle-ci : Cédric Sabin, avec ses qualités et son travail de sape, n’aurait -il pas soulagé Kevin Lefaix et, surtout, n’aurait-il pas été plus complémentaire que Lee, la grosse trouvaille de l’intersaison ?

Coach Robert a bien du pain sur la planche…

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