CR Colomiers 0-1 Red Star : Essai transformé

C’est cette fois Polo, adhérent tout frais, qui nous fait partager son déplacement victorieux à Colomiers.

Une semaine après avoir remporté sa première victoire de la saison, le Red se déplaçait à Colomiers, dans la banlieue de Toulouse, pour la troisième journée du championnat. L’objectif était bien sur de confirmer la prestation du week end précèdent. Plus connue pour son équipe de rugby, Colomiers est une bourgade qui est surtout mitoyenne de Blagnac, l’aéroport de Toulouse et qui accueille le siège et une parties des installations d’Airbus. D’ailleurs, on peu voir les ballet des avions qui atterrissent  depuis la tribune du stade Capitany.

Pour ce déplacement, peu de supporters avaient choisi de faire le trajet. D’abord parce que la distance à parcourir demande un budget plus conséquent que pour Dunkerque ou Amiens par exemple, mais surtout parce qu’à la fin du mois d’août les vacances ont largement mis à mal les finances de chacun. Enfin, il est évidemment compliqué de s’organiser pour un trajet aussi lointain lorsqu’on travaille et que le match se joue un vendredi soir….

Mes vacances ayant débuté la veille et continuant mon périple dans le sud par la suite, j’avais décidé de faire ce déplacement que je n’avais pas eu l’occasion de faire l’an dernier. Je partis donc vendredi matin depuis la gare d’Austerlitz, la tête dans les baskets et un double café en main (le Borghetti aurait été risqué de bon matin pour le reste de l’aventure). Sept heures de trajet plus tard, quelques splifs et deux bières encaissés, l’intercités arrivait en gare de Toulouse.

photo

Le temps de chercher le train pour Colomiers, une jolie voix annonce à travers le haut parleur que tous les trains sur la ligne que je devais prendre sont bloqués en gare à cause d’une motrice en panne sur le chemin. Heureusement, d’autres camarades avaient fait le déplacement en voiture et notamment Thierry, expatrié Audonien à Aix qui était venu avec sa famille. Très gentiment, ils me récupèrent devant la gare en voiture et nous partons pour le stade Capitany, en faisant une halte ravitaillement dans le centre de Colomiers, où je découvre une boulangerie au nom bien inspiré.

boulangerie

A notre arrivée, nous retrouvons Alex et Nico, supporters du Red qui vivent désormais dans le sud-ouest, ainsi que Vincent qui était descendu de Saint-Ouen en voiture. Apéro et sandwiches sur le parking devant le complexe (tout neuf) où est installé le stade, en pleine zone industrielle. De l’autre côté de la rue se trouve l’entrée du site d’Airbus. La pluie aidant, on ne croise donc pas beaucoup de passants, exception faite des quelques spectateurs locaux qui arrivent au compte goutte et, a notre grande surprise, un autre supporter du Red qui avait fait le déplacement en Range Rover depuis Paris : le président Haddad.

Geste cool, le club local nous offre des invitations pour que tout le monde puisse rentrer gratuitement. On prend donc place dans le « parcage » visiteurs, sorte de balcon tout à droite de l’unique tribune du stade. On décore notre partie de la tribune comme il se doit à coups de stickers et bâches (le ratio était quand même d’une bâche par supporter du Red…).

tribune

A ce moment arrive Tonin, un autre habitué de la Rino en vacances dans le coin. Le match débute sous nos encouragements, et la pluie se remet à tomber. Première action chaude pour Colomiers dès l’entame du match sur un contre et une erreur de marquage de Marie et Allegro. Heureusement Ielsch nous sort un tacle de ouf en pleine surface et l’action offensive est avortée. Le reste de la première mi-temps sera très physique, avec de l’engagement de chaque côté mais un net avantage offensif pour les locaux qui poussent, surtout vers la 30ème minute de jeu. Les nombreuses fautes viennent ralentir le rythme du match avec notamment trois cartons jaunes (on a eu très peur que Kanté se prenne un rouge sur un tacle musclé) et un carton rouge pour Colomiers; le troisième en trois match. Y en a qui joueront pas le fair-play cette année…

En deuxième, et malgré l’expulsion, les locaux repartent à l’assaut de la cage de Planté qui devra s’illustrer par quelque beaux arrêts. Pour nous, au milieu rien ne passe et du coup Lefaix et les autres devant se retrouvent sevrés de ballons. Dur de marquer quand le ballon ne passe pas les 40 mètres adverses… Robert envoie les remplaçants s’échauffer. Coïncidence malheureuse, Fardin est victime d’un mauvais tacle et doit sortir sur civière, sous nos encouragements (il nous gratifiera d’un pouce en l’air et d’un beau sourire, pour nous remercier), remplacé par Makhedjouf. De là, tout bascule; nos milieux posent le jeu (Bellion jusque là n’avait distribué que des ballons aériens, avec peu de réussite), se rendent maitres du ballon pendant dix minutes et Makhedjouf va finalement libérer l’Etoile d’un éclair de génie à l’entrée de la surface; une petite frappe flottante sans élan que le gardien de Colomiers ne pourra pas empêcher de rentrer dans sa lucarne. Un bijou. Mais loin de baisser les bras, les locaux vont essayer de recoller au score jusqu’au bout. A dix contre onze, la différence ne se fait absolument pas sentir et les ailiers de l’adversaire vont nous causer quelques sueurs froides. Heureusement, Fournier (belle rentrée en jeu) Marie et Ielsch font le boulot et s’efforcent comme il faut de contenir la pression. Au terme d’un temps additionnel qui parait sans fin, l’arbitre renvoie tout le monde au vestiaire et on laisse logiquement exploser notre joie.

En rentrant à la voiture, on échange brièvement avec les joueurs et le staff, le temps d’apprendre que c’est un claquage pour Fardin et de voir que malgré la difficulté, les trois points font du bien au moral de l’équipe, qui a déjà la tête à Bauer pour la réception d’Epinal vendredi, avant le derby à Charlety la semaine suivante.

Pour ma part, Thierry me déposera devant l’auberge de jeunesse locale, où je finis la soirée à boire des bières et fumer des splifs avec des Américains et des Portugais en voyage dans la région, avant de poursuivre mon voyage vers Nîmes et Marseille le lendemain.

Rendez vous à Bauer vendredi pour donner de la voix et pousser notre équipe contre Epinal qui s’est incliné à domicile (0-2) contre Avranches ce week end.

« Suis l’Etoile partout quand elle bouge »

Polo

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