CR [CdF] CSL Aulnay 2-3 Red Star FC : Six pieds sur terre !

La coupe, il l’aime, il l’adore et la 6ème il la veut !

Une nouvelle fois merci à Porthos et à sa plume, plus que 7 comptes rendus avant la victoire !

Salut les schtroumpfs.

Et ouais, toujours là. On marche encore et nous sommes de plus en plus fort. Même si pour le coup, on y est allé mollo dans le cocotier avant de se faire secouer la tige salement. Puis un retour aux sources footballistiques nous a remis en place. Makhedjouf.

Mais revenons au début du début. Après la victoire à Puteaux, voilà qu’on tire Aulnay. Enfin quand je dis Aulnay c’est le CSL Aulnay, par le Aulnay FC ni l’Espérance d’Aulnay. On parle ici du Comité des Sports et Loisir d’Aulnay sous Bois, club de division supérieure régionale.

Revue de club passionnante.

Comme ce match.

Bon, c’est la coupe, l’enjeu il est là. Tu perd, t’es mort et rendez-vous l’année prochaine. Tu passe, bah rendez-vous au tour suivant, quelque part sur un terrain inconnu.

Inconnu comme le vélodrome d’Aulnay, terrain perdu au fond du 9-3 tendance herbe folle et tours lointaines, accessible en transport par la ligne de bus 610, ça veut tout dire, je crois.

Nous, on avait choisis l’option voiture. On se gare peinard mais une attaque de merguez fumigazantes sur le feu nous oblige à un petit détour. Rien de méchant (à part des odeurs de graillon qui colle à la peau) et nous voilà en tribune. Le match commence à 14h ? Ah non, 14h30 ? Bon on est en avance.

Je vous passe l’attente. Le match commence avec sur le terrain : l’attaque Belvito (en pointe), Bouazza (à gauche) et Beziouen (à droite) ; un milieu curieux en losange triangulaire décalqué Makhedjouf, Da Cruz, Kanté ; une défense comme une chaussette retournée avec Fournier et Allegro en trous du milieu, Cros en carré reprisé et Seidou en fil à la patte (ils avaient noué ses lacets entre eux…). Bobby dans les cage, l’homme du match assurément.

Au début, tout allait bien. Le rythme était relativement poussif mais nous dominions les débats sans trop forcer. Belvito est dans le rythme (c’est à dire qu’il marche) et peut donc marquer un but. Son deuxième en coupe, déjà. 0-1 à la 25ème.

Ensuite, Beziouen rate l’occase mais pas Makhedjouf qui a le temps d’avancer avec le ballon, de se coiffer la barbe, de regarder le gardien, les défenseurs, de se dire « tiens, y’a de l’espace », de poser le ballon, de caler ses souliers, de sentir le sens du vent en ramassant deux brins d’herbe (synthétique), de prendre son élan, de vérifier son appui correct et enfin d’ajuster son tir, le tout en seulement 25 secondes et trois centièmes, soit le temps pour le gardien adverse de tourner la tête et de constater que la balle est dans le but. 0-2 et c’est la mi-temps.

Jusqu’ici, tout va bien. C’est champêtre, c’est victoire, mais c’est après que ça se corse (et pas que pour le CA Bastia).

Tels des physiciens théoriques de la balle au pied, les RedStarmen reviennent convaincus de la courbure du temps et de l’espace qui fait que la deuxième mi-temps n’est qu’une formalité et qu’il suffit de s’arrêter même de marcher pour match gagner. C’est sans compter sur les aulnaysiens qui décide de passer la seconde, et suite à une action d’une minute et sept seconde à tourner autour de nos buts, voilà que ça finit par rentrer, sous le regard impavide d’unSam Allegro déboussolé. La paire chauve est coupable, mais pas que. Seidou découvre les plaisirs anaux et offre ses arrières à qui veut les prendre. But pour Aulnay. 1-2.

La suite pue forcément du cul, car l’espoir change de camp, et la frousse à nos trousse. Continuant de déjouer lamentablement, le Red Star se fait caca dessus et suite à une perte de balle niveau -12 de Da Cruz, on se prend ledeuxième comme des gros manches que nous sommes. 2-2, il reste vingt minutes de jeu.

Les supporters parisiens aulnaysiens immolent leur deuxième ramasseur de balle pour fêter ça.

Du coup les Red Star Fans, ivres de fanta citron, reprennent leurs chants de plus belles, bien décidés à ne pas laisser filer ce 6ème tour vers la 6ème.

Les joueurs nous entendent et accélèrent enfin le rythme. Serait-ce suffisant pour remporter le match ? Bah vous avez vu le titre de l’article, donc oui. Ça joue mieux, les occasions s’enchaînent. Beziouen a la possibilité de tuer le match sur un superbe lancement de Belvito mais il s’emmêle les pinceaux.

On va vers la fin, il reste un coup franc. Makhedjouf – encore lui – le tire, le rate, le retire, le marque. 2-3, ça sent bon.

Les dix minutes restantes permettront de montrer que le petit Bobby Allain a tout d’un grand dans les cages. Le score ne bougera plus. Petite victoire, mais victoire tout de même. Allez les enfants, on rentre à l’Olympic.

Plus que sept matchs avant de la soulever la 6ème !

Porthos Molise

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